L’autre fleur qui piège le Sphinx colibri
Je suis actuellement en Touraine, et dans mon jardin, voilà plusieurs fois que je dois très délicatement…
Voici la photo d’un Sphinx Colibri observé à un 5ème étage de la rue Saint-Antoine à Paris, en 1995 (ou peut-être tout début 1996).
F. DAUBREE (63)

Cette observation d’un Moro-sphinx en plein Paris et au 5ème étage est assez extraordinaire. Toutefois, elle correspond bien au comportement décrit dans le n° 86 de la Hulotte (p. 36) : quand il ne leur reste plus beaucoup de fleurs sauvages dans la nature, les Sphinx colibris explorent les plantes cultivées dans les plates-bandes et les jardinières, y compris sur les balcons, et même à grande hauteur en ville. C’est également vrai au printemps, quand les fleurs sont encore rares.
L’entomologiste anglais Newman rapporte que, dans la seconde semaine d’avril 1948, une dame demeurant au dernier étage d’un immeuble élevé à Kensington (Londres) fut ébahie de voir un Sphinx oiseau-mouche butinant les primevères sur le bac à fleurs de sa fenêtre — au-dessus de la rue principale ! Ces fleurs étaient les seules que l’on pouvait voir à la ronde et le papillon était à l’évidence affamé. Il les visita toutes, chacune à son tour, et resta là une vingtaine de minutes, avant de disparaître.
Je suis actuellement en Touraine, et dans mon jardin, voilà plusieurs fois que je dois très délicatement…
Voici une photo de novembre 2004, prise dans les fleurs de la Toussaint…
La Hulotte tombe à pic ce mois-ci : Belle Maman vient de m’offrir un superbe Lantana…