Le nid qui voyageait au-dessus des vagues
Il y a deux ans, lors d’un voyage en Grèce, je traversais le détroit de Patra, à l’entrée du Golfe de Corinthe…
Comme chaque année, c’est avec joie que nous avions vu revenir les hirondelles dans le sous-sol.
Tout se passait normalement. Les bébés avaient environ 12 jours. Et puis le 1er juillet, nous avons constaté que la mère ne revenait plus nourrir ses 5 petits.
Inquiets, nous avons téléphoné à la Hulotte pour savoir ce qu’il fallait faire. Nous avons suivi vos conseils, qui étaient de laisser faire la nature — et vous aviez entièrement raison : le mâle soignait ses 5 bébés tout seul. Il commençait le matin vers 6 heures, et terminait le soir à 22 heures. Nous pensions qu’à ce rythme il allait être très vite épuisé. Eh bien non, le 6 juillet, lorsque nous sommes rentrés du travail, les 5 bébés étaient là, bien vivants sur les branches, attendant que leur père vienne les nourrir les uns après les autres. Il les nourrissait également en vol. C’était très beau.
E. et J.E. L. (78)
Ce papa exemplaire a sans doute été aidé par de bonnes conditions météo. Car quand le mauvais temps s’ajoute à la disparition de l’un des parents, le survivant ne parvient en général pas à nourrir tous ses petits. Et les plus faibles risquent fort, malheureusement, de mourir d’inanition…
Il y a deux ans, lors d’un voyage en Grèce, je traversais le détroit de Patra, à l’entrée du Golfe de Corinthe…
Dans ma maison de campagne, je reçois avec grand plaisir tous les ans une — et souvent deux familles d’hirondelles…
Nous devons bientôt rénover de vieux bâtiments dans lesquels les hirondelles viennent régulièrement nicher…