Des boules de gui sur des résineux !?
Nous observons une curiosité dans les Hautes-Alpes : des boules de gui sur des résineux…
J’ai lu vos explications (à la page 44 du n°48) sur le gui qui pousse sous les branches, et je ne comprends pas pourquoi vous dites que le géotropisme oblige les végétaux à pousser vers le ciel en s’éloignant le plus possible de la terre. Je me suis laissé dire que le géotropisme était au contraire une attirance vers la terre.
Frédéric B-R.
L’explication de la Hulotte est bien sûr un peu rapide.
Aussi voici quelques précisions : le géotropisme n’est pas une attirance vers la terre (comme pourrait le laisser supposer une analyse étymologique un peu sommaire), mais il est la réponse des plantes au phénomène de la pesanteur. On parle donc de réponses positive ou négative à la pesanteur (géotropisme positif des racines, et géotropisme négatif des tiges).
Ce qui est frappant dans le cas du gui, c’est qu’il semble comme dégagé de cette action de la pesanteur. Alors que la plupart des plantes, si on les plaçait à l’horizontale, dévieraient leur tige de manière à pousser vers le haut et verticalement, le gui — même placé à l’horizontale ou « la tête en bas » — continue à pousser ses rameaux de façon rectiligne, que ce soit à l’horizontale, à la verticale ou à l’oblique ou vers le bas.
Nous observons une curiosité dans les Hautes-Alpes : des boules de gui sur des résineux…
Nous aimerions essayer de faire pousser du gui sur un chêne. Est-ce possible…
Pourquoi la destruction du gui dans les pommiers n’ intéresse personne ?