Le Pic noir vit en Lorraine depuis 1972
Dans tes cartes représentant l’augmentation de l’aire de répartition du Pic noir, j’ai pu constater que notre département…
Vous ne parlez pas des dégâts causés aux hêtres par Arsène Lepic : qu’en est-il ?
M. Labbé
Il faut bien reconnaître que la présence d’un trou de pic peut condamner l’arbre à long terme. Même si le Pic noir ne perce que des ébauches (parfois limitées à un simple écorçage), ces dernières, comme les loges, sont la porte ouverte à divers agents qui affectent l’arbre : l’eau de ruissellement, les champignons, les insectes… Les matériaux qui s’accumulent au fond des nids finissent par se décomposer et par pourrir.
D’autre part, comme l’illustre la Hulotte à la page 39 du numéro 82, la présence d’un trou de pic noir augmente nettement le risque de cassure du tronc en cas de fort coup de vent.
Cela dit :
Finalement, étant donné la densité de population du Pic noir, peu d’arbres seront endommagés (surtout si on laisse sur pied les hêtres qui sont déjà « attaqués » par l’oiseau). On peut considérer que le Pic noir a tout au long de l’année une action positive en forêt, et que – « tout travail méritant salaire » – les forestiers peuvent accepter de lui sacrifier un ou deux hêtres (voire trois ou quatre) pour 100 hectares…
Dans tes cartes représentant l’augmentation de l’aire de répartition du Pic noir, j’ai pu constater que notre département…
Nous avons la chance d’habiter un paysage bordé vers le haut par de grandes forêts où le Pic noir est fréquent…
Je viens de lire, ou plutôt de dévorer, le n° 82 de la Hulotte…